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Professionnalisation

 

Professionnalisation

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    Qu'entend-on par professionnalisation ?

    La professionnalisation, c'est tout simplement reconnaître les compétences et l'expérience particulières qu'il faut acquérir pour devenir pêcheur professionnel. Elle consiste à conférer un statut professionnel à ceux qui se consacrent depuis longtemps à la pêche. C'est ce qu'on appelle «la reconnaissance des droits acquis ». La professionnalisation consiste aussi à établir des critères d'admissibilité pour les nouveaux venus de l'industrie.

    Le Conseil estime que ce sont les pêcheurs qui doivent diriger le processus de professionnalisation. C'est pourquoi le Conseil travaille de concert avec ses associations membres, aux niveaux provincial et régional, à faire reconnaître officiellement les instances d'accréditation professionnelle dans les lois, les règlements et les politiques gouvernementales. Il existe déjà des bureaux d'accréditation professionnelle à Terre-Neuve et au Québec, tandis que des propositions sérieuses de professionnalisation sont en préparation dans les Maritimes et en Colombie-Britannique.


    En quoi la professionnalisation est-elle importante pour les pêcheurs ?

    Toute reconnaissance de statut professionnel, peu importe le métier exercé, fait naître un sentiment de fierté, d'accomplissement et de sécurité.

    Dans l'industrie de la pêche d'aujourd'hui, toutefois, l'acquisition d'un statut professionnel revêt une importance toute particulière. Des changements profonds s'opèrent présentement dans le secteur des pêches du Canada. Parallèlement, les pêcheurs sont appelés à assumer une plus grande part du coût de la gestion et des infrastructures de pêche.

    Le grand public perçoit fréquemment l'industrie de la pêche comme un gouffre économique et utilise trop souvent, pour la décrire, des clichés tels que « trop de pêcheurs, trop peu de poissons » ou « l'employeur du dernier recours ». En conséquence, il s'est instauré chez les pêcheurs un climat d'incertitude, d'insécurité et d'appréhension. Ils sont nombreux à se demander comment ils pourront survivre dans les années à venir et quelle place ils occuperont quand la tempête aura commencé à se calmer.

    La professionnalisation constitue donc la première étape à franchir pour garantir aux pêcheurs une place dans la pêche de demain. Pour le pêcheur, cela signifie aussi prendre en main son avenir en se ralliant aux autres pêcheurs et en s'assurant qu'eux seuls puissent définir le chemin qu'empruntera la professionnalisation.


    Il est temps d'agir !

    Compte tenu des bouleversements profonds que subit présentement l'industrie de la pêche, la professionnalisation offre une occasion que les pêcheurs ne peuvent laisser passer. L'inaction ou l'attente n'aurait pour effet que de laisser au gouvernement le champ libre pour adopter des politiques et des programmes qui risquent de nuire aux pêcheurs. En allant de l'avant au chapitre de la professionnalisation, les pêcheurs et leurs associations peuvent jouer un rôle proactif dans la définition de ce qu'est un professionnel et de ce que seront leurs droits et leurs responsabilités dans le cadre de la pêche de demain.


    Le travail accompli ?

    Les associations de pêcheurs ont entrepris, au début des années 1990, une démarche devant mener à la création de programmes de professionnalisation et d'accréditation des pêcheurs et n'ont cessé, depuis, de faire évoluer le dossier. Au terme de vastes consultations auprès des communautés, des pêcheurs terre-neuviens et québécois ont mis sur pied des bureaux d'accréditation professionnelle pour la reconnaissance des droits acquis et l'établissement des exigences de formation et autres applicables aux nouveaux arrivants de l'industrie de la pêche. Dans les Maritimes, des propositions distinctes de professionnalisation sont élaborées pour la région du Golfe et celle de Scotia-Fundy, tandis qu'en Colombie-Britannique, le Conseil des pêcheurs professionnels de la Colombie-Britannique dirige le processus d'un programme d'accréditation professionnelle.


    Quelques principes directeurs

    Le Conseil canadien des pêcheurs professionnels a posé trois principes comme conditions préalables à la réussite de la démarche de professionnalisation :

    1/ le processus de professionnalisation doit être dirigé par des associations de pêcheurs reconnues;

    2/ il faut élaborer les programmes de professionnalisation à l'échelle régionale afin de tenir compte des différentes priorités, structures organisationnelles et échéanciers des différentes régions;

    3/ les nouveaux régimes de professionnalisation et d'accréditation doivent reconnaître les connaissances, l'expérience et le statut professionnel que possèdent de facto les pêcheurs déjà actifs au sein de l'industrie.


    L’avenir

    Le Conseil espère que l'an 2000 sera marqué par une importante percée du côté de la professionnalisation et que des bureaux d'accréditation professionnelle seront créés dans toutes les parties du pays et reconnus à ce titre par les administrations publiques provinciales et fédérales.

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